Contribution des Jeunes à la Paix et la sécurité

Le département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (UNDESA) avec l’appui du bureau de la coordination au Burkina Faso a organisé à Ouagadougou, du 8 au 10 mars 2018 un atelier de formation sur la contribution des jeunes à la paix et à la sécurité dans le cadre du programme du développement durable.

En phase avec l’appui du système des Nations Unies pour accompagner les autorités dans la création des conditions pour une paix durable au Burkina Faso, qui, avec la Gambie, fait partie des deux pays africains bénéficiant de l’accompagnement des Nations Unies pour cette nouvelle approche, cet atelier vise à renforcer les capacités des jeunes des organisations de la société civile dirigées par des jeunes sur les dimensions de politique sociale et de développement social de la question de jeunesse, paix et sécurité. Il a également pour ambition de soutenir les efforts du Gouvernement dans les initiatives en faveur de la jeunesse.

Issus d’un processus de sélection qui a fait intervenir plus d’une centaine d’organisations de la société civile basées à Ouagadougou, 50 jeunes leaders, représentant 25 organisations, touchant à travers leurs activités environ 700000 jeunes, ont participé à cette session de formation de 3 jours.

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Si l’actualité récente du Burkina Faso, marqué par les attaques meurtrières du 2 mars à Ouagadougou a nécessairement animé et alimenté les échanges et les contenus, les focus de cet atelier portaient sur le partage d’expériences, la proposition d’outils et de concepts ainsi que la formulation

Pendant 3 jours, les participations ont échangé, réfléchi et travaillé sur les dynamiques de coopération et de compétition dans le contexte de paix et de sécurité, la radicalisation et l’extrémisme violent, l’emploi des jeunes et les opportunités dans l’agriculture, la circulation des armes légères de petits calabres et l’interaction entre structures tournées avec la jeunesse et le ministère de la jeunesse.

Animées et soutenues par les équipes et agences de Nations Unies, les sessions de formation ont également fait appel aux expertises extérieures (sociologue, officier militaire, cadre du ministère de la jeunesse). Elles ont associé simulations, jeux de rôles, travaux de groupes, sessions d’informations et discussions en plénière.

Présent lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, Christian Darankoum, secrétaire générale du ministère de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle a souligné la pertinence de la formation dans la mesure, « Aujourd’hui, on ne peut pas parler d’avenir, sans parler de paix et de sécurité. » Son directeur général, Larba Pilga, quant à lui, a échangé pendant près de 3h avec ces leaders de la jeunesse sur la participation responsable et citoyenne des jeunes au renouveau politique, économique et social du Burkina. Cette conversation, très riche et parfois musclée, a certes révélé une défiance des jeunes vis-à-vis de leur ministère de tutelle, mais a surtout exposé un désir de travailler ensemble mais d’une autre manière que celle expérimentée dans un passé plus ou moins récent.

Le projet « contributions des jeunes à la paix et à la sécurité au Burkina Faso » d’UNDESA s’inscrit en réponse à la résolution 2250 du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la participation des jeunes aux processus de prise de décisions. Il s’étale, au Burkina Faso, sur une durée initiale de 15 mois, à compter de janvier 2018. Cet atelier de développement des capacités sur la jeunesse, la paix et la sécurité est le premier atelier d’une série d’activités à entreprendre au Burkina Faso dans les mois à venir.

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