Pour apporter une réponse urgente aux problèmes de vulnérabilité et relever les défis du développement et de la sécurité: Le programme d’urgence pour le Sahel

Le premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thieba, a lancé, le 3 août 2017 à Tongomayel, le programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF) pour apporter une réponse urgente aux problèmes de vulnérabilité de la région et relever les défis du développement et de la sécurité des biens et des personnes.

« Le programme d’urgence pour le Sahel est l’expression achevée de l’unité nationale, de la solidarité et de notre aspiration commune à l’amélioration des conditions de vie de tous les Burkinabè ». C’est en ces termes que le premier ministre du Faso, Paul Kaba Thieba, a lancé le programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF) à Tongomayel, dans la province de Soum, le 3 août 2017.

Remise des registres d’Etat civil

Avec une enveloppe estimée à 455 milliards de Francs CFA sur 3 ans, le PUS-BF est une réponse urgente aux vulnérabilités tout en s’inscrivant dans une démarche tournée sur le long terme (« il s’aligne sur le Pôle de croissance du Sahel dont l’objectif est d’optimiser les retombées économiques et sociales de l’exploitation minière et de mettre en valeur le potentiel de croissance des secteurs porteurs dans le Sahel » dixit Paul Kaba Thieba)

Dans son discours, Paul Kaba Thieba, a d’ailleurs insisté sur l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base et l’accroissement de la résilience des populations, le renforcement de la sécurité des populations et de leurs biens, ainsi que l’amélioration de la gouvernance administrative et locale.

Ce message a une résonance particulière pour les Nations Unies dont l’appui au gouvernement du Burkina Faso, dans le cadre de l’agenda 2030, consiste à créer, ensemble, les conditions d’un développement durable qui tient compte des réalités matérielles et socioculturelles des populations, d’une part, et qui ne laisse personne pour compte d’autre part.

Présente lors de cette cérémonie officielle  de lancement du programme, la coordonnatrice résidente du système des Nations Unies au Burkina Faso,  Metsi Makhetha, dans son allocution au nom des partenaires techniques et financiers, a en effet souligné que ce qui réunit et anime le système et les partenaires, c’est « Prévenir des conflits de quelque nature qu’ils soient et promouvoir des politiques et des actions favorisant l’inclusion, l’élargissement des opportunités, l’amélioration de la qualité de vie ainsi que le vivre ensemble. »

La situation du Burkina Faso, en général, et celle de la région du Sahel en particulier, ont amené le système des Nations Unies à adopter une nouvelle façon de travailler fondée sur la réduction des besoins humanitaires, un développement inclusif et une durabilité de la paix, ainsi que sur la mise à profit d’une démarche collective. C’est ce même impératif de prévenir, renforcer et rassembler que le gouvernement du Burkina Faso a démontré à l’occasion du lancement du PUS-BF.

Mettre en valeur le potentiel de croissance des secteurs porteurs dans le Sahel

Cela s’est manifesté à travers l’importante et judicieuse délégation officielle et ministérielle qui a accompagné le premier ministre et a illustré la nécessaire conjugaison des efforts de l’humanitaire, du développement, de la sécurité et de la gouvernance : Les ministres de la sécurité, de la femme et de la solidarité nationale, de l’eau et de l’assainissement, et de l’administration territoriale, entre autres personnalités, étaient effectivement du déplacement à Tongomayel.

Cela s’est manifesté également à travers la remise de vivres, de chèques, du matériel aux forces de défense et de sécurité, et enfin la remise des registres d’état civil : Ces différentes distributions ont respectivement représenté les dimensions de l’humanitaire, du développement, de la sécurité et de la gouvernance administrative.

Solidarité, paix, fraternité, efficacité, célérité : Telles furent en quelques sortes les mots clés de cette cérémonie officielle qui s’est attachée à joindre les actes à la parole.

Un impératif de prévenir, renforcer et rassembler

Cet événement a, en outre, été une démonstration du cadre de coopération entre le gouvernement du Burkina Faso, d’une part, et les Nations Unies, ainsi que les partenaires, d’autre part.  Comme l’a rappelé la coordonnatrice du système des Nations Unies : « le développement est avant tout une affaire et un processus endogène et nous partenaires, techniques et financiers, notre rôle est de vous accompagner et, surtout, mener nos actions en complément aux efforts nationaux ».

Le point de vue des médias nationaux et internationaux

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