Rencontre de haut niveau des parlementaires de l’espace CEDEAO, de la Mauritanie et du Tchad – 22 juillet 2017

Le texte initial du discours de Metsi Makhetha, coordonnatrice résidente du système des Nations Unies, lors de Rencontre de haut niveau des parlementaires de l’espace CEDEAO, de la Mauritanie et du Tchad, le 22 juillet 2017 à Ouagadougou.

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale
du Burkina Faso ;
Honorables parlementaires ;
Chers participants,
Mesdames et Messieurs ;
Chers invités ;

Offrir une santé de qualité aux populations, c’est poser les fondements d’un capital humain disposé à porter le développement et l’émergence de nos pays.

Dans la perspective de l’agenda 2030 avec ses dix-sept objectifs de développement durable et qui vise à ne laisser pour compte personne : c’est un engagement qui s’impose à nous tous.

Avec un taux de fécondité général de 5,5 enfants par femme, l’espace CEDEAO a le plus grand taux de fécondité au monde.

En 2050, la population du Burkina Faso atteindra plus de 60 millions d’habitants et celle de l’espace de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sera autour d’un milliard, dont la moitié sera constituée de jeunes.

Nos enfants qui ont 5 ans aujourd’hui auront 38 ans en 2050 et constitueront les forces vives de notre région.

Pour les optimistes, ces perspectives démographiques sont réjouissantes ; pour les sceptiques, elles sont effrayantes.

Pour tous, ces chiffres nous invitent à répondre à la question suivante : Quel est l’avenir que nous proposons aux populations actuelles et futures de notre région, qui sont nos enfants ?

Honorables parlementaires,

Le système des Nations Unies, par ma voix, se réjouit d’être associé à cette rencontre régionale de haut niveau des parlementaires de la CEDEAO, de la Mauritanie et du Tchad pour le financement adéquat de la santé, le dividende démographique et les politiques de population et de développement.

Le cadre et la qualité de vie ainsi que la qualité du capital humain dont disposent les populations dépendent des choix politiques et de leurs mises en œuvre effectives.

Ces choix se présentent de manière intégrée car il s’agit de garantir une éducation de base et une formation professionnelle de qualité, d’une part ; et un accès équitable aux services de santé de qualité, à l’eau potable et l’assainissement de base, d’autre part.

Tout cela concourt aux choix des investissements que les pays doivent établir.

Nous le savons tous : si des progrès importants ont été réalisés, et certains pays ayant doublé ou triplé leur budget au secteur de la santé, l’objectif d’Abuja n’a été atteint dans aucun de nos pays.

Nous le reconnaissons tous : pour réaliser ce bond quantitatif et qualitatif de plus en plus attendu et réclamé par les populations en matière de santé et de développement durable, un financement adéquat est nécessaire.

Nous devons également le souligner : la bonne santé des populations est un impératif pour chaque pays et doit être mise au premier rang des priorités nationales, notamment lors des choix et arbitrages dans les examens des projets de budgets au niveau des parlements.

Honorables parlementaires,
Chers participants,

Nous avons noté tout au long des travaux que vous avez compris l’urgence d’agir.

Nous avons apprécié de voir les représentants du peuple que vous êtes, se mobiliser pour porter le message au plus haut niveau des exécutifs des différents pays pour la mise en œuvre de politiques visant l’accélération de la transition démographique et la capture du dividende démographique.

Nous saluons l’engagement des parlementaires à soutenir activement toutes les stratégies des Gouvernements vivant à renforcer les investissements pour l’amélioration de la qualité de la santé des populations.

A ce titre, nous retenons particulièrement : l’accès universel à la planification familiale pour un déclin rapide et volontaire de la fécondité, l’autonomisation des femmes et des filles, l’éduction et l’emploi des jeunes, les réformes économiques, la bonne gouvernance et la redevabilité.

Nous fondons beaucoup d’espoir dans cet engagement collectif, convaincus que vous le faites avec détermination et toute la légitimité qui vous caractérise, vous élus du peuple.
Au cours de ces deux journées, vous avez échangé sur les outils et mécanismes dont vous disposez au niveau de vos parlements respectifs pour assurer le financement adéquat de la santé et agir sur les rythmes de croissance des populations.

Nous nous réjouissons également des engagements pour investir sur nos populations, faire plus et mieux avec les ressources disponibles et favoriser une croissance économique forte et durable.

Par ailleurs, la mise en place de la fédération des réseaux de champions en plaidoyer pour le financement de la santé, entre autres, constitue un résultat majeur de votre présente rencontre.

Ces efforts nous font espérer que des échanges de bonnes pratiques qui en résulteront profiteront à vos pays respectifs dans ce domaine.

Honorables parlementaires,

Vous pouvez compter sur le Système des Nations Unies pour appuyer les pays dans le choix d’investissements structurants et tournés vers plus d’équité, plus d’inclusion et plus de résilience.

Au nom du système des Nations Unies, je réitère notre disponibilité à vous accompagner techniquement et financièrement dans cette dynamique soutenue pour l’amélioration des conditions de vie de vos compatriotes et le développement économique et social, durable, de vos pays.

Comme cela a été dit par l’un des grands fils de notre région, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, je cite :
« Le sens de nos actions vient de demain. C’est en fonction de la manière dont nous projetons nos sociétés demain, que l’on décide des actions à faire aujourd’hui. »
Fin de citation.

Je vous remercie de votre bien aimable attention.

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